Actualité publiée le 06/05/2008
La situation est quelque peu compliquée pour le néophyte qui poserait naïvement la question des équivalences de normes ISO/CEN en contrôle non destructif. Il faut tout d’abord remarquer que les domaines des comités européens CEN/TC121/SC5 et ISO/TC44/SC5 diffèrent quelque peu ; l’un étant uniquement centré sur le contrôle non destructif des soudures et l’autre traitant également des essais destructifs avec une connotation inspection. Chacun d’entre eux a plusieurs groupes de travail thématiques. Pour compliquer les choses il existe des comités techniques sur le contrôle non destructif CEN/TC138 et ISO/TC135.
Si on fait abstraction de ces considérations quelque peu administratives et que l’on examine les documents publiés, il apparaît que la plupart des normes existent à la fois en Europe et au niveau ISO. Les documents sont semblables dans leur contenu mais non identiques. Souvent le document mis au point dans une instance est repris dans l’autre avec des corrections mineures et un changement de référentiel. Cette démarche de collaboration à postériori oblige à une grande vigilance et des erreurs sont toujours possibles : par exemple lorsque le texte de l’EN 1435 (examens radiographiques) a été adopté à l’ISO en tant que ISO 17636 les références de films se sont révélé être erronées.
Cette situation peut s’améliorer en menant les projets en parallèle au CEN et à l’ISO dans le cadre des accords de Vienne. Jusqu’à la fin de l’année 2007 les programmes de travail des deux sous-comités ne comportaient aucun projet commun. Malgré l’organisation d’une réunion commune en 2006, il a fallu du temps, l’intervention des comités techniques CEN/TC121 et ISO/TC44 et la poigne du secrétariat américain de l’ISO pour que certains projets en cours en Europe soit intégrés dans le programme ISO. Il est important de souligner que ces documents seront élaborés sous leadership européen. La présidence du sous-comité est d’ailleurs assurée par la France en la personne de M.Tchillian (AREVA) assisté par un secrétariat AFNOR. La mise en commun des compétences au niveau mondial est la bienvenue dans ce domaine où les techniques innovantes nécessitent la création d’un référentiel normatif spécifique. Par ailleurs ces normes sont d’une importance stratégique, car elles sont liées aux opérations d’inspection des soudures. En France elles sont gérées par le comité UNM CNS SENS auquel participent de nombreux industriels (AREVA, ALSTOM, EDF, ARCELOR RESEARCH) ainsi que les experts de l’Institut de Soudure.
Contact : Cécile Mayer |