Actualité publiée le 26/02/2010
Xavier DARCOS, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville a publié, à partir du 18 février 2010 sur le site www.travailler-mieux.gouv.fr l’état d’avancement de la prévention du stress professionnel pour près de 1 500 entreprises de plus de 1 000 salariés(1). L’intention de Xavier Darcos était d’inviter les entreprises, lorsque leur effectif dépasse 1 000 salariés, à engager des négociations, un diagnostic ou un plan d’action, au plus tard le 1er février 2010. Pour suivre cette action, c’est la méthode anglo-saxonne du name and share, qui a été choisie : dénoncer les mauvais élèves pour qu’ils se corrigent d’eux-mêmes.
Un classement inapproprié et préjudiciable
D'une part, il s’avère qu’Institut de Soudure Industrie a été classé de façon inappropriée, puisque l’effectif du groupe Institut de Soudure est inférieur à 800 personnes. Ce classement dans la liste rouge (réponse négative ou absence de réponse) constitue un réel préjudice quant à l’image de l’Institut de Soudure. En effet, même si les listes orange et rouge ont été retirées du site 24 heures après leur mise en ligne, force est de constater que ces listes sont reprises dans de nombreux blogs et autres sites internet… D'autre part, Institut de Soudure Industrie a informé, dès le 5 février 2010, la direction régionale du Travail en Île-de-France, que l'entreprise n'était pas concernée par cette mesure, puisqu'elle n’enregistrait pas plus de 1 000 salariés, en réponse à sa demande de saisie des données relatives à Institut de Soudure Industrie sur le questionnaire en ligne du ministère. Une deuxième notification en a été faite par lettre recommandée avec AR, suite à la mise en ligne des listes d’entreprises.
Une enquête salariés qui a porté ses fruits
Il faut par ailleurs noter que, dès fin 2008, la direction générale du groupe Institut de Soudure a souhaité réaliser sa première enquête de satisfaction salariés, pour connaitre leur point de vue sur l’entreprise, son travail, ses méthodes de travail, sa politique sociale, son management et sa communication. Les résultats de cette enquête, réalisée de façon confidentielle et anonyme par le biais d’une plateforme extérieure, ont mis en évidence une vision positive de l’entreprise :
Ø Un taux de participation de 78 % ;
Ø 82 % des salariés sont satisfaits de travailler à l’Institut de Soudure ;
Ø La majorité d’entre eux ne s’estiment pas stressés dans leur travail ;
Ø Une large majorité (65 à 75 %) des salariés, qui ont répondu, estiment être reconnus dans leur travail, écoutés par leur hiérarchie et leurs collègues et soutenus dans leur développement.
La prise de parole (sujets au choix) était possible (42 % des répondants) : elle a permis aux salariés de parler des bons et moins bons aspects de leur vie professionnelle, de leurs préoccupations ou de leurs incompréhensions. Pour y répondre, début 2010, un premier plan d’actions a été présenté aux salariés : il comprend entre autres des moyens humains, commerciaux et matériels supplémentaires ; la cooptation ; des rapports d'étonnement ; une refonte de l’entretien individuel ; une gestion des compétences renforcée ; un plan de mobilité...
(1) Cette publication prend la forme d’une inscription en trois catégories (vert, orange et rouge), qui indiquent le degré d’avancement des entreprises dans la mise en œuvre d’une politique de prévention du stress professionnel.
> Entreprises listées en vert : celles qui ont déclaré avoir signé un accord de fond ou de méthode, ainsi que celles qui ont engagé un plan d’action concerté, impliquant les organisations syndicales et/ ou les représentants du personnel ;
> Entreprises listées en orange : celles qui ont déclaré avoir engagé une ou plusieurs réunions de négociation d’un accord de fond ou de méthode, sans qu’il y ait eu signature, ainsi celles qui ont engagé des discussions avec les représentants du personnel sur un projet de diagnostic ou sur un plan d’action ;
> Entreprise listées en rouge : celles qui ont répondu négativement au questionnaire du ministère et n’ont apporté aucun élément permettant de constater un engagement de négociation ou d’action sur le stress, ainsi que toutes les entreprises qui n’ont pas répondu ou validé ce dernier.
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